Escale au Cambodge

26 Mar 2017 Pas de commentaires Aventure, Expériences & Découvertes, Patrimoine & Histoire

Notre itinéraire se poursuit comme prévu au Cambodge où nous atterrissons à Siem Reap, porte d’entrée des fabuleux temples d’Angkor. Tels des princes dans un carrosse, notre tuk-tuk nous récupère à l’aéroport direction la guesthouse. Il n’est que 9h du mat’ mais déjà la chaleur est étouffante. Nous prévoyons donc de démarrer la visite des temples aux aurores du lendemain. En attendant, nous allons faire un tour en ville pour nous renseigner sur les visites.

Pour ce périple, la location d’un scooter reste la meilleure option pour plus de liberté, malgré un coût élevé (12$ la journée au lieu de 5$ dans le reste de l’Asie). Ne cassons pas le marché des tuk-tuk! On veut éviter le plus possible le flot de touristes et arriver très tôt sur les sites. On va donc acheter nos tickets pour le lendemain même si le comptoir ouvre à 5h du matin. (On a faillit pas voir le Macchu Pichu à cause d’une histoire de tickets, du coup on anticipe!). 2ème coup au budget, 62$ chacun pour 3 jours de visite. Heureusement ça vaudra vraiment le coup! Et on se dit qu’on ne le fera sûrement qu’une fois dans notre vie (^_^)

Le réveil pique un peu mais on est quasi seuls pour la visite du premier site. On compte une centaine de temples et vestiges autour de Siem Reap, construits par différents rois Khmers, entre le IXème et le XIIIème siècle, et répartis sur environ 400km². Autant vous dire qu’on ne pourra tout faire et qu’un petit programme a été établit! Sachant aussi qu’à partir de 9h il fait déjà bien chaud! Le site des temples d’Angkor, ancienne capitale de l’Empire Khmer, est un véritable trésor archéologique classé au patrimoine mondial de l’Unesco et en permanente reconstruction. Notre temple préféré restera le Bayon, temple aux 200 visages de pierre qui nous regardent, où que nous soyons. Symbolique… Il est dit qu’ainsi le roi pouvait surveiller tout son pays depuis ce site. Nous on s’est dit que c’était plutôt les dieux qui pouvaient ainsi observer le peuple de toutes parts.

A Siem Reap, l’atmosphère continue d’être écrasante… Des centaines d’échoppes vendant toutes les mêmes souvenirs jalonnent les rues poussiéreuses et les trottoirs défoncés. Le trafic est fou mais grâce à la dextérité de notre conducteur tout-terrain (Seb), on s’adapte au « code de la route » dans le dédale des scooters, des vélos, des voitures et des carrioles.

Après 3 jours ici, nous décidons de nous rapprocher du Laos. Nous faisons un stop entre ici et la frontière, dans la petite ville de Stung Treng, espérant retrouver le calme. Dommage! Ici il y a moins de monde mais la ville est jonchée d’ordures et tout est en travaux… un air d’Inde. Toute la nuit, des ouvriers seront à l’œuvre pour bâtir, souder, clouer, bétonner… Le lendemain, nous découvrons une dalle fraîchement terminée mais déjà les scooters y ont trouvé leur place. Des dizaines de structures métalliques sont apparues, on ne sait à quoi elles serviront… Un couple de voyageurs nous dit que 2 jours avant, il n’y avait là que des montagnes d’ordures.

Dans la rue les enfants nous font « hello! » un peu partout tandis que les odeurs du marché nous atteignent sans nous inspirer confiance. Du poisson et de la viande semblent être là depuis longtemps. Les mouches virevoltent au-dessus et la poussière de la rue en fait autant. Au marché, dans les commerces, dans la rue, nous faisons face tantôt à des sourires, tantôt à des visages fermés. Rentrés à l’hôtel, nous regardons l’exposition de photos anciennes dans le couloir et décidons de nous documenter un peu sur l’histoire du Cambodge et notamment sur les Khmers rouges.

[source wiki] Les Khmers rouges sont le surnom d’un mouvement politique et militaire communiste radical d’inspiration maoïste, qui a dirigé le Cambodge de 1975 à 1979. Leur organisation a mis en place une dictature d’une extrême violence chargée, dans un cadre autarcique, de créer une société communiste sans classes, purgée de l’influence capitaliste et coloniale occidentale ainsi que de la religion. Le régime Khmer rouge s’est rendu coupable de nombreux crimes de masse, en particulier de l’assassinat d’environ 1,7 millions de Cambodgiens, soit plus de 20 % de la population de l’époque. Chassés du pouvoir au début de 1979 par l’invasion vietnamienne du Cambodge, les Khmers rouges mènent ensuite une nouvelle guérilla, jusqu’à leur disparition à la fin des années 1990.

Les séquelles de cette période tragique se font encore sentir… ces visages fermés… on se dit que ça vient peut-être de là. Mais ceci dit, nous n’avons pu découvrir qu’une toute petite partie du pays, et on ne peut pas en faire un constat général. Même si on restait longtemps et qu’on allait un peu partout, la barrière de la langue nous empêche de vraiment connaître ces peuples et leurs cultures. Que pensent-ils ? Que vivent-ils ? Nous ne pouvons que l’imaginer, sans jamais vraiment savoir.

Parfois ils nous regardent, se disent 3 mots et se mettent à rire. Nous leur paraissons sûrement ridicules, nous les occidentaux, dont les problèmes sont certainement largement éloignés des leurs. Pour autant, il semble ressortir de ce bordel organisé un flegme naturel, qui chez nous, n’est plus vraiment de mise dans ce temps qui court toujours de plus en plus vite. Nous quittons cette parenthèse non sans indifférence, mais avec un besoin de repos et de sérénité. Nous souhaitons à ce peuple le bonheur qu’il mérite, vers une paix durable. Après un trajet agité et quelques bakchichs, nous arrivons sur l’archipel des 4000 îles du Laos…

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